<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>kinesth&#xe9;sique</title><link>http://kinesthesique.canalblog.com/</link><description>&#xe9;criture-son-</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 01 Jan 2010 10:46:55 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title></title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/12/27/16287910.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/12/27/16287910.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16287910/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/12/27/16287910.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai pass&#xe9; Noel avec brio. En faisant bien semblant, s&apos;entend. J&apos;ai fait des cadeaux, j&apos;ai tartin&#xe9; les oeufs de lump, remerci&#xe9; pour le vase improbable que j&apos;ai re&#xe7;u. J&apos;ai tenu le 24, j&apos;ai tenu le 25, j&apos;ai pas aim&#xe9; le 27. Ce qui fait un bon total quand m&#xea;me, pour quelqu&apos;un qui n&apos;aime pas Noel, qui en a ras le bol que les gens soient en couple, s&apos;&#xe9;clatent dans la d&#xe9;co de leur maison, pr&#xe9;parent leurs vacances au ski ou annoncent la conception d&apos;un nouvel enfant. Nan, franchement, je me suis surpass&#xe9;e cette ann&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est pourquoi je me dis que j&apos;aurais bien m&#xe9;rit&#xe9; qu&apos;on me foute la paix le 31. Fa&#xe7;on de parler, car je n&apos;ai re&#xe7;u aucune invitation de nouvel an. Je veux dire, que le monde, la lune et les &#xe9;toiles s&apos;arrangent pour qu&apos;il n&apos;y ait pas de bruit de gens qui font la f&#xea;te, qui partagent des moments d&#xe9;lire, se font des d&#xe9;clarations d&apos;amour vodka, qui se dandinent sur Charlie Winston et s&apos;adorent d&#xe9;monstrativement. Voire : que les commerces soient ouverts le 1er. Voire que la mairie interdise les sorties nocturnes, et que les gens restent chez eux tous seuls &#xe0; regarder la t&#xe9;l&#xe9;. Comme &#xe7;a tu vois, l&#xe0;, j&apos;aurais l&apos;impression nouvelle de participer au mouvement de l&apos;univers, d&apos;&#xea;tre un membre du grand corps social, tout le monde sans exception partagerait mon exp&#xe9;rience de tablette de chocolat, chaussons, chat, et dvd de Love Actually, et tout le monde formulerait comme moi le voeu secret d&apos;&#xea;tre aim&#xe9;, choy&#xe9;, l&apos;ami populaire et g&#xe9;nial de la foule indolente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chiche?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 26 Dec 2009 23:29:11 GMT</pubDate></item><item><title>Ut&#xe9;rine</title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/12/08/16072086.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/12/08/16072086.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16072086/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/12/08/16072086.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les raisons qui poussaient U &#xe0; aller au cin&#xe9;ma &#xe9;tait aussi obscures que les salles dans lesquelles il se plongeait. Il &#xe9;tait exceptionnel qu’il s’y rende avec l’intention de voir un film en particulier. D’aspect ext&#xe9;rieur, U&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;pouvait passer pour un homme sociable. Curieux, attir&#xe9; par les visages, les mots et les odeurs des gens, il captait les moindres ph&#xe9;nom&#xe8;nes autour de lui. Les micro inflexions des voix dans les conversations, l’endroit o&#xf9; la voix sort de ses rails, trahissant une autre &#xe9;motion que celle contenue dans les mots d&#xe9;bit&#xe9;s, retenaient imm&#xe9;diatement son attention. Le moindre sourcillement, le moindre muscle de visage, pour peu qu’il ne soit pas appris par cœur et sorti du r&#xe9;pertoire des expressions toutes faites, cens&#xe9;es &#xea;tre &lt;em&gt;ad&#xe9;quates&lt;/em&gt; pour exprimer telle ou telle &#xe9;motion ou id&#xe9;e, l’int&#xe9;ressait au plus haut point. Ou, pour &#xea;tre plus exact,&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;la mani&#xe8;re dont celles-ci &#xe9;taient jou&#xe9;es, mim&#xe9;es- une mani&#xe8;re consciencieuse, souvent automatique, parfois accompagn&#xe9;e de ce l&#xe9;ger recul qui caract&#xe9;rise l’ironie des gens qui savent, mais se pr&#xea;tent tout de m&#xea;me au jeu mensonger du langage universel et consensuel. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ces observations, U les faisait de mani&#xe8;re souterraine ; ou plut&#xf4;t, elles se manifestaient &#xe0; lui, passaient en lui malgr&#xe9; lui,&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;comme un filtre, sans g&#xea;ner son propre r&#xf4;le &#xe0; lui, aimable, souriant, &#xe9;nergique, et qui, il faut bien le dire, faisait de larges concessions &#xe0; ce jeu social, qui lui permettait de se camoufler, de se prot&#xe9;ger de la mani&#xe8;re la plus innoncente et insoup&#xe7;onnable qui soit. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Personne, donc, n’aurait pu penser que U &#xe9;tait introverti et que sa vie souterraine &#xe9;tait tortur&#xe9;e, sinueuse, lunaire et lourde. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Quand U poussait les portes &#xe0; battants du cin&#xe9;ma, il n’&#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; plus U, mais un acteur qui produisait un geste d&#xe9;cisif.&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;Le geste de pousser la porte des deux mains, le bruit &#xe9;touff&#xe9;, la sensation de l’air souffl&#xe9; au visage, tout cela faisait partie de la grande mise en sc&#xe8;ne des choses, celle qui l’emp&#xea;chait souvent de vivre &#xab; r&#xe9;ellement &#xbb;, pensait-il, vivant au premier degr&#xe9;, chaque geste de sa vie comme une sc&#xe8;ne, une s&#xe9;quence d’un film, un fragment de livre, une r&#xe9;plique de th&#xe9;&#xe2;tre. Avec cette sorte de solemnit&#xe9; et de distance qu’il retrouvait dans les films, o&#xf9; chaque geste, regard, &#xe9;tait vu, con&#xe7;u, important, choisi, crucial. Il savait gr&#xe2;ce au cin&#xe9;ma de lui permettre enfin de trouver ce lien avec ce qu’il ressentait au quotidien, de le valider, de le confirmer. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;C’est pourquoi U d&#xe9;testait tout ce qui pouvait lui notifier que le film &#xe9;tait faux et que la r&#xe9;alit&#xe9; se d&#xe9;roulait par dessus, &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les bruits de pop corn l’insupportaient au plus haut point. Il ne comprenait pas qu’on puisse plaquer tant de d&#xe9;sinvolture &#xe0; ce qu’il vivait, lui, comme une c&#xe9;r&#xe9;monie – que le film soit dr&#xf4;le ou dramatique importait peu, son d&#xe9;roulement &#xe9;tant en soi sacr&#xe9;. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;U rep&#xe9;rait imm&#xe9;diatement les ben&#xea;ts qui d’une minute &#xe0; l’autre allaient tirer de leur poche un sac de bonbons bruyant, un cornet de pop corn ou autre objet incongru et blasph&#xe9;matoire. Il choisit donc sa place ce jour l&#xe0;, en fonction du groupe d’adolescents qu’il soup&#xe7;onnait. Dans la mesure du possible, U s’arrangeait pour n’entrer dans la salle ni en premier ni en dernier. Arriver premier l’e&#xfb;t emp&#xea;ch&#xe9; de choisir sa place &#xe0; dessein et de fa&#xe7;on pertinente, car les gens se placeraient selon leur gr&#xe9; et sans tenir compte de sa pr&#xe9;sence ; arriver dernier l’amputerait de son libre arbitre ; il prendrait le risque de ne pouvoir choisir sa place, de subir des gens, des influences qui feraient na&#xee;tre en lui une col&#xe8;re sourde. Ce jour-l&#xe0;, la salle avait d&#xe9;j&#xe0; commenc&#xe9; son organisation spontan&#xe9;e, les gens s’&#xe9;taient plac&#xe9;s,- b&#xea;tement, pensa-t-il avec un sourire de piti&#xe9;,- au milieu, face &#xe0; l’&#xe9;cran, en pleine vue, expos&#xe9;s. Il choisit une rang&#xe9;e plus recul&#xe9;e, quoique centrale, et opta pour l’avant-dernier si&#xe8;ge – le dernier pr&#xe9;sentait l’inconv&#xe9;nient d’&#xea;tre expos&#xe9; aux all&#xe9;es et venues des spectateurs, qui ne manqueraient pas, pour les retardataires en d&#xe9;but de film, pour les urineurs maniaques en milieu de film, et pour les consommateurs press&#xe9;s en fin de film, autrement dit avant la fin du g&#xe9;n&#xe9;rique, h&#xe9;r&#xe9;sie supr&#xea;me selon U, de le d&#xe9;ranger et de briser la torpeur douce de son identification totale, de sa fusion avec le film. L’avant-dernier pr&#xe9;sentait, lui, l’avantage de dissuader quiconque de choisir le dernier, car logiquement la personne n’oserait pas imposer une pr&#xe9;sence aussi p&#xe9;remptoire &#xe0; U qui, silencieux, d&#xe9;j&#xe0; captiv&#xe9;, &#xe9;tait dans l’ attente presque f&#xe9;brile de l’extinction des lumi&#xe8;res. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;U s’assit donc, un peu rass&#xe9;r&#xe9;n&#xe9;, et s’accorda de d&#xe9;tendre chacun de ses muscles. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mais c’&#xe9;tait bien trop t&#xf4;t ; un couple de retardataires -U ne comprenait pas qu’on p&#xfb;t arriver &lt;em&gt;pendant&lt;/em&gt; les bandes annonces, qu’on p&#xfb;t m&#xea;me les voir comme anecdotiques, qu’on p&#xfb;t les consid&#xe9;rer comme ne faisant pas partie de la c&#xe9;r&#xe9;monie qui se jouait. Cette entorse h&#xe9;r&#xe9;tique, cette erreur si naive et grossi&#xe8;re, le sortit de sa r&#xea;verie. Excusez-moi, articula la femme en se fendant d’un rire faussement g&#xea;n&#xe9;. Le visage de U se ferma et il plia ses jambes de c&#xf4;t&#xe9;, de fa&#xe7;on &#xe0; laisser un passage suffisant au couple importun. Se lever et se placer &#xe0; la verticale, aussi plat que possible par courtoisie, e&#xfb;t &#xe9;t&#xe9; accepter totalement le r&#xe9;veil , la sortie de la r&#xea;verie, et cela, U n’&#xe9;tait pr&#xea;t &#xe0; le faire pour rien au monde. Pour &#xea;tre tout &#xe0; fait honn&#xea;te, il n’&#xe9;tait pas m&#xe9;content par ailleurs de manifester son hostilit&#xe9; et sa col&#xe8;re envers le couple de cette mani&#xe8;re &#xe0; peine perceptible, mais bien r&#xe9;elle. La femme entreprit donc de passer, son mari se frayant un chemin &#xe0; sa suite. La rang&#xe9;e pourvoyait encore quelques places libres et &#xe9;loign&#xe9;es des gens ; mais non ; le couple se laissa tomber bruyamment, lourdement, apr&#xe8;s une tr&#xe8;s br&#xe8;ve interrogation mutuelle du regard, sur les deux si&#xe8;ges pr&#xe8;s de U. U sentit le feu lui monter au visage. Son hostilit&#xe9; n’avait donc pas suffi &#xe0; les dissuader d’un tel choix ! Quel manque de finesse, de psychologie et de perception ! U &#xe9;tait &#xe0; pr&#xe9;sent pratiquement convaincu que la suite des &#xe9;v&#xe9;nements lui serait fortement d&#xe9;sagr&#xe9;able. Il ne se trompait pas : peu de temps apr&#xe8;s avoir laiss&#xe9; choir son derri&#xe8;re grossier, (&#xe0; pr&#xe9;sent tout geste, tout bruit venait s’ajouter aux impressions premi&#xe8;res de U, et confirmer son antipathie instinctive pour les deux spectateurs)&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;l’homme se releva, sans doute pour aller chercher des bonbons, ou pour aller aux WC, et se fendit de nouvelles excuses afin de pouvoir passer. U plia de nouveau ses genoux, dans l’autre sens cette fois-ci. C’en &#xe9;tait trop : il laissa &#xe9;chapper un soupir, et se leva &#xe0; son tour, pour gagner, rageur, l’aile de la salle. Seulement quelques si&#xe8;ges, plac&#xe9;s l&#xe9;g&#xe8;rement de biais, qui avaient rarement les faveurs du public, mais que lui, U choisissait toujours en g&#xe9;n&#xe9;ral. (Il avait &#xe9;t&#xe9; trop t&#xe9;m&#xe9;raire ce jour l&#xe0;, se dit-il, s’asseyant rapidement, et bruyamment &#xe0; son tour, dans un mouvement qu’il voulut punitif.). Le couple, riant d’une anecdote seulement connue d’eux m&#xea;mes, sans doute futile, ne remarqua m&#xea;me pas son violent d&#xe9;part. U, assis, &#xe9;tait encore tremblant de haine. Il avait chaud. Ce fut seulement lorsque les lumi&#xe8;res s’&#xe9;teignirent totalement, et apr&#xe8;s le d&#xe9;ploiement des marques de maisons de production du film, qu’il s’autorisa &#xe0; se d&#xe9;tendre pour de bon. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>la chaussette fugueuse</title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/30/15979368.html</link><category>La Rue</category><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/30/15979368.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15979368/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/30/15979368.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt;&quot;&gt;Mademoiselle T. mettait toujours un temps pr&#xe9;cis &#xe0; se pr&#xe9;parer avant d&apos;aller travailler. De nature &#xe9;motive, anxieuse et perfectionniste, elle consid&#xe9;rait plus ou moins consciemment la sortie de son chez elle comme une prise de risque, le d&#xe9;but d&apos;une aventure dangereuse, une exposition &#xe0; tous les vents, gens, regards d&#xe9;saprobateurs, intemp&#xe9;ries climatiques. Toute pi&#xe8;ce d&apos;&#xe9;toffe qu&apos;elle mettait au matin &#xe9;tait choisie avec pr&#xe9;caution. La superposition des pulls, t shirts &#xe9;tait calcul&#xe9;e en fonction du trajet qu&apos;elle ferait : rame de m&#xe9;tro surchauff&#xe9;e, possibilit&#xe9; d&apos;enlever une des couches, de rajouter un foulard pour la sortie. Mademoiselle T. &#xe9;tait une force de la nature. Son corps, d&#xe9;li&#xe9;, athl&#xe9;tique, d&#xe9;gageait quelque chose d&apos;&#xe9;quin. Grande pour une femme, dot&#xe9;e de muscles longs, nerveux et harmonieux, elle &#xe9;tait aussi pulpeuse et f&#xe9;minine. De l&apos;ext&#xe9;rieur, nul n&apos;aurait pu croire &#xe0; sa vuln&#xe9;rabilit&#xe9;. Elle &#xe9;tait alti&#xe8;re, dans sa d&#xe9;marche comme dans son port de t&#xea;te, et ce contraste entre ce capital inn&#xe9; et l&apos;effriabilit&#xe9; de son int&#xe9;rieur, &#xe9;tait la cause de malentendus fr&#xe9;quents : les gens percevaient son enveloppe ext&#xe9;rieure et leurs r&#xe9;actions s&apos;y adaptaient, y r&#xe9;pondaient. Elle attirait les hommes. Ils voyaient en elle une fi&#xe8;re amazone, un peu sauvage. Elle avait mis du temps &#xe0; comprendre ceci. Elle avait d&apos;abord re&#xe7;u ces signes de la gent masculine avec perplexit&#xe9;, sans y croire; puis elle avait compris le quiproquo qui se jouait, et cela la renfermait davantage, la rel&#xe9;guant &#xe0; cette sensibilit&#xe9; incomprise, non prise en compte, et que parfois elle renon&#xe7;ait &#xe0; exprimer. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt;&quot;&gt;En rentrant dans le wagon du m&#xe9;tro de la ligne 11, elle sentit quelque chose de d&#xe9;sagr&#xe9;able au niveau de la bordure sup&#xe9;rieure de sa botte. La raison pour laquelle Mademoiselle T. portait des bottes &#xe9;tait facile &#xe0; comprendre: prenant son pied, tenant sa cheville et enveloppant ses mollets (elle &#xe9;tait aussi frileuse au sens strictement physique du terme), la botte &#xe9;tait son alli&#xe9;e, sa protectrice, comme un morceau d&apos;armure &#xe0; proposer face &#xe0; l&apos;environnement mouvant, tourbillonnant des quais de m&#xe9;tro, escaliers de RER, escalators, coups de vents inattendus, pi&#xe9;tinements probables. Habitu&#xe9;e &#xe0; ressentir la moindre chose de fa&#xe7;on d&#xe9;cupl&#xe9;e, ce petit d&#xe9;sagr&#xe9;ment retint imm&#xe9;diatement son attention et elle chercha &#xe0; se l&apos;expliquer. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Elle sentait la peau nue de son mollet gauche, et uniquement celui –ci, comme irrit&#xe9;e, m&#xe9;chamment frott&#xe9;e, &#xe0; chaque pas qu’elle faisait. Parvenue &#xe0; sa station d’arriv&#xe9;e, elle entreprit de marcher sans changer quoi que ce soit &#xe0; sa d&#xe9;marche, comme si ce d&#xe9;ni avait suffi &#xe0; supprimer ladite sensation. Comme souvent, elle avait cette impression de double vie ; une vie &#xe9;pidermique, ext&#xe9;rieure, presque objective, faite des actions qu’elle posait parmi les gens, qui voyaient ses actions, en faisaient d’autres-un ballet d’actions neutres, anesth&#xe9;si&#xe9;es, faciles, qui s’encha&#xee;naient sans aucune douleur, sans jugement, sans sensations. &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Et puis cette vie souterraine, la seule qui compt&#xe2;t pour elle, la seule qu’elle trouv&#xe2;t r&#xe9;elle, car celle-ci la dominait enti&#xe8;rement : le monde confus de ses sensations labiles et intenses, toujours instables, &#xe0; chaque minute renouvel&#xe9;es, perturbantes et toujours d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment l&#xe0;. Non, elle ne pouvait d&#xe9;cemment pas fuir plus longtemps cette sensation d’&#xe9;corchement, de mollet gratt&#xe9; sans rien faire. Elle posa sa longue jambe sur un banc, au prix d’un immense effort, non pas physique mais intellectuel. Mademoiselle T. voulait que sa pr&#xe9;sence soit discr&#xe8;te et forte : remarqu&#xe9;e, mais dans la finesse ; elle d&#xe9;testait &#xab; se faire&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;remarquer &#xbb; par des actes sortant avec exc&#xe8;s de la ligne harmonieuse des mouvements de la foule : pas r&#xe9;gulier, presque rythmique ; main dans les cheveux, main port&#xe9;e &#xe0; l’oreille pour t&#xe9;l&#xe9;phoner, &#xe9;charpe remise en place. Dans le cas pr&#xe9;sent, les gens forc&#xe9;ment s’interrogeraient, leur regard serait arr&#xea;t&#xe9; par cette asp&#xe9;rit&#xe9;, cette rupture de l’harmonie fluide de la foule qui descendait le large trottoir de l’avenue. Mais qu’importe : la sensation de grattement &#xe9;tait plus forte. Mademoiselle T. vit que son mi- bas – &#xe0; l’int&#xe9;rieur de ses bottes, elle portait des mi-bas, ni trop fins, ni trop &#xe9;pais, remont&#xe9;s jusque sous le genou, pellicule chaude, douce et protectrice comme le sous pull est au pull. Seulement elle avait chang&#xe9; de marque, et le mi-bas de sa jambe gauche &#xe9;tait redescendu, vaincu, presque jusqu’&#xe0; la cheville. Elle r&#xe9;prima un mouvement de col&#xe8;re, r&#xe9;alisant son impuissance.&lt;font style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;Avec une &#xe9;nergie inconsciente, elle tira le mi-bas vers le haut, d’un geste qu’elle voulut propre, net, et &lt;em&gt;normal&lt;/em&gt;&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;–Mademoiselle T. s’&#xe9;vertuait toujours &#xe0; ce que ses gestes parussent &lt;em&gt;normaux&lt;/em&gt; de l’ext&#xe9;rieur, se sentant proprement monstrueuse, freaks, disparate, louche, &lt;em&gt;bizarre&lt;/em&gt;, &#xe0; l’int&#xe9;rieur- mais son geste trahit une violence mal contenue, rageuse. Elle fit quelques pas, h&#xe9;sitant entre le soulagement, qu’elle savait momentan&#xe9;, et l’anxi&#xe9;t&#xe9;, anticipant la seconde chute du bas. Qui ne se fit pas attendre. Des larmes commenc&#xe8;rent &#xe0; lui monter aux yeux.&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Son esprit se mit &#xe0; former des pens&#xe9;es h&#xe2;t&#xe9;es, brusques, se bousculant aux portes de la raison afin de trouver la solution &#xe0; son probl&#xe8;me. Les muscles de son visage se raidirent. Les regards des passants lui parurent soudain m&#xe9;fiants, malveillants. Elle devait se prot&#xe9;ger, trouver la sortie. Elle aper&#xe7;ut la fa&#xe7;ade du Monoprix. Ce fut un v&#xe9;ritable apaisement. D&#xe9;racin&#xe9;e (Mademoiselle T. n’&#xe9;tait ni dans sa r&#xe9;gion d’origine, ni dans un lieu personnel, familier&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;, mais au contraire, sur une avenue impersonnelle, sans ancrage, sans balise, et &#xe0; vrai dire, elle errait emport&#xe9;e par son mouvement, et malgr&#xe9; le fait qu’elle se rendait &#xe0; un endroit pr&#xe9;cis, on aurait pu dire qu’elle fuyait plut&#xf4;t, tout en donnant l’impression de s’y rendre), elle avait peu &#xe0; peu con&#xe7;u un attachement, un amour presque,&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;une d&#xe9;pendance s&#xfb;rement, pour les diff&#xe9;rentes enseignes de supermarch&#xe9;. Elle les connaissait toutes, savait leurs diff&#xe9;rences, connaissait avec pr&#xe9;cision les avantages des unes et les inconv&#xe9;nients des autres. Et ce Monoprix, elle le savait, contenait la r&#xe9;ponse &#xe0; son probl&#xe8;me.&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt; C’est d’un pas joyeux, d’une joie n&#xe9;anmoins un peu excessive, tendue, qu’elle entra dans le magasin. Elle se dirigea d’instinct vers le rayon qui l’int&#xe9;ressait (cette sorte d’instinct de survie l’&#xe9;tonnait souvent ; elle qui avait coutume de se fier &#xe0; son raisonnement, de contr&#xf4;ler ses pens&#xe9;es et ses actes, lorsqu’elle &#xe9;tait ainsi pouss&#xe9;e&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;dans ses retranchements, le mental escamot&#xe9;, elle d&#xe9;couvrait avec stupeur que quelque chose de plus puissant, d’imparable m&#xea;me, la guidait vers ses d&#xe9;sirs les plus profonds sans qu’elle puisse se l’expliquer). Elle choisit les mi-bas &lt;em&gt;nouveau concept, souples et&lt;/em&gt; &lt;em&gt;r&#xe9;sistants, en &#xe9;last&#xe8;ne de silicone&lt;/em&gt;, qui lui promettaient une tenue irr&#xe9;prochable. Elle respira. Sortit du magasin. Poussa la porte du hall du b&#xe2;timent de sa soci&#xe9;t&#xe9;. Sa journ&#xe9;e normale pouvait commencer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 10:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>jour bleu</title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/02/15654452.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/02/15654452.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15654452/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/02/15654452.html</guid><description>&lt;p&gt;Il pleut. Je zappe sur le net, confite dans mes trois pulls. Le moindre mouvement d&#xe9;place l&apos;air froid et me frissonne le corps entier. J&apos;&apos;&#xe9;coute Tiny Vipers. J&apos; ai pas la grippe, j&apos;ai la m&#xe9;lancolique.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Nov 2009 12:36:14 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/01/15638962.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/01/15638962.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15638962/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/01/15638962.html</guid><description>&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/L3D-HmjzFy0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/L3D-HmjzFy0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Nov 2009 10:26:17 GMT</pubDate></item><item><title>fin de phase</title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/01/15638194.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/01/15638194.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15638194/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/11/01/15638194.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce matin, c&apos;est la Toussaint, il pleut, le vent souffle en rafales. Les femmes sans &#xe2;ge vont pouvoir sortir la polaire rouge et le pantacourt pour aller se promener &#xe0; la plage apr&#xe8;s le cimeti&#xe8;re et avant le caf&#xe9; quatre quarts. Je mettrai mon bikini f&#xe9;tiche, qui a affront&#xe9; Majorque, Marseille, les Buttes Chaumont et Brignogan, pour aller faire un bain de toussaint. Elle est &#xe0; 14/15, mais merde, s&apos;arr&#xea;ter &#xe0; fin octobre, &#xe7;a fait moins classe. Semaine terrible : course &#xe0; pied quotidienne, bains de mer, de la dune, du soleil et des mouettes, des sorties chez &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;des&lt;/font&gt; gens&lt;/font&gt;, un cin&#xe9;, un Hadyn en quatuor &#xe0; cordes, une d&#xe9;sintox msn, pas de d&#xe9;prime sur mon c&#xe9;libat et ma vie rat&#xe9;e, pas encore rat&#xe9;e finalement, pas de boulimie intempestive, ex maintenu &#xe0; distance, sensation naissante d&apos;existence individuelle, impression de relative libert&#xe9;. Moi qui ai lu un seul livre en 5 ans depuis ma d&#xe9;pression post agreg, j&apos;ai lu 4 pages d&apos;Italo Calvino hier avant de m&apos;endormir, et j&apos;ai pris des photos de moi, maquill&#xe9;e, puis d&#xe9;maquill&#xe9;e,notant une indulgence toute nouvelle dans l&apos;examen des derni&#xe8;res. Oh je vous entends mesquiner (enfin pas vous; le lecteur qui n&apos;aime pas les blogs &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;narcissiques&lt;/font&gt;, reflets pitoyables d&apos;existences m&#xe9;diocres (&#xe7;a me fait toujours marrer...nos existences sont la plupart du temps m&#xe9;diocres, sauf &#xe0; de rares moments o&#xf9; nous nous transcendons, et je vois pas pourquoi on devrait se mortifier et s&apos;en vouloir). Il n&apos;y a pas de petite victoire, hein. (je vous jure, je trouve &#xe7;a g&#xe9;nial).&amp;nbsp; Pour un peu je pourrais dire que je vais bien, sans cette bizarre superstition qui fait p&#xe9;ter les chateaux de sables une fois que l&apos;ouvrage est contempl&#xe9;. (&#xe7;a viendrait pas de mon terminator de fr&#xe8;re, cthistoire?)&amp;nbsp; Je vais donc m&apos;en tenir&amp;nbsp; &#xe0; je me retape. Entendu dans &amp;quot;le dernier pour la route&amp;quot;, beau film avec Fran&#xe7;ois Cluzet: tout part en sucette, si j&apos;ai pas le pouvoir de sauver le Pakistan, j&apos;ai le devoir de me sauver. Je milite donc ici humblement (mais fi&#xe8;rement) pour le confort personnel, le plaisir futile, la fuite par le r&#xea;ve, le chat sur les genoux, la douche br&#xfb;lante, le d&#xe9;o &#xe0; la vanille, et tant pis pour le r&#xe9;chauffement climatique, de toute fa&#xe7;on j&apos;aime avoir chaud. Une bretonne parisienne s&apos;est tu&#xe9;e au Cap Fr&#xe9;hel vendredi, en remettant son appareil photo dans son sac banane, elle a perdu l&apos;&#xe9;quilibre, chute de la falaise. On va mourir, on sait pas quand. Il est temps que je sois heureuse, et je m&apos;en fous comment et si c&apos;est pas correct. Take Care everyone.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Nov 2009 09:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>cousue de fil blanc</title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/10/23/15537824.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/10/23/15537824.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15537824/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/10/23/15537824.html</guid><description>&lt;p&gt;Vendredi 23 octobre 2009 : cette histoire est finie. Il a fallu trois ans pour s&apos;en rendre compte. Trois ans de jalousies, de solitude, de v&#xea;tements qui sentent la clope et d&apos;auto censure : ce mec n&apos;est pas pour moi. Je l&apos;avais rencontr&#xe9; sur meetic, je l&apos;avais trouv&#xe9; beau, latin, d&apos;immenses yeux noirs brillant du feu insolent. Je savais &#xe0; quoi je m&apos;exposais, je le savais m&#xea;me pertinemment : au premier rendez vous, h&#xf4;tel de ville, il est arriv&#xe9;, et moi, &amp;quot;je l&apos;aurai&amp;quot;. Pas de papillons dans le ventre -d&apos;ailleurs qui a invent&#xe9; cette m&#xe9;taphore, la copine de nicky larson? J&apos;ai l&apos;impression de jouer &#xe0; juliette je t&apos;aime m&#xe9;lang&#xe9; avec Gigi et Ranma un demi, avec le papillon qui traverse l&apos;&#xe9;cran sauf qu&apos;il serait cens&#xe9; &#xea;tre dans mon ventre, enfin bon, toujours est-il que ce papillon- l&#xe0; &#xe9;tait bien planqu&#xe9; dans son bocal, &#xe9;pingl&#xe9;, tendu, pr&#xea;t &#xe0; partir &#xe0; la compet&apos;, pas amoureux pour un sou. Mon fr&#xe8;re, mon stimulant, mon ami, un jour peut &#xea;tre, mais pas mon homme, d&#xe9;finitivement. Le sexe + la tendresse + la complicit&#xe9; + la lucidit&#xe9;, je croyais que &#xe7;a faisait l&apos;amour, je me trompais, &#xe7;a faisait le gros bordel. La s&#xe9;duction. L&apos;adr&#xe9;naline. La prise de t&#xea;te. Mais pas beaucoup de vraie tendresse, finalement. C&apos;&#xe9;tait un peu Spartes contre Ath&#xe8;nes, Zeus contre H&#xe9;ra,&amp;nbsp; X men contre Mathilde Seigner. Well, I&apos;m out, and I&apos;m fine. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 23 Oct 2009 09:25:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/10/20/15506500.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/10/20/15506500.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15506500/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/10/20/15506500.html</guid><description>&lt;p&gt;Hem. Ca me fait toujours bizarre de revenir ici quand &#xe7;a va bien et de relire les horreurs moribondes que j&apos;ai d&#xe9;vers&#xe9;es dans mon gentil petit blog exutoire. Apr&#xe8;s ces appels &#xe0; l&apos;aide, j&apos;ai presque l&apos;air b&#xea;te, et puis pour tout dire, j&apos;ai peu de foi en la capacit&#xe9; des autres (oui oui, je parle de vous, lecteurs) &#xe0; me faire aller mieux (et&amp;nbsp; c&apos;est normal, parce que le propre de mon mal est une forme d&apos;autisme &#xe9;motionnel). Donc, je vais mieux. Le propre de celui qui a des hauts et des bas, (cette manie de r&#xe9;utiliser la m&#xea;me expression &#xe0; deux phrases d&apos;intervalle) , une esp&#xe8;ce d&apos;amn&#xe9;sie des moments de cauchemar qui se rappellent pourtant vite &#xe0; vous, mais c&#xe8;dent la place sans transition et sans vergogne &#xe0; la s&#xe9;curit&#xe9; int&#xe9;rieure la plus s&#xe9;curisante. Ouf, et enfin. Je marche dans la rue, et je ne flanche pas &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur. Je r&#xe9;alise que j&apos;ai le droit d&apos;&#xea;tre l&#xe0;, dans la rue, que j&apos;ai ma place ici. C&apos;est quand m&#xea;me dingue de pouvoir douter d&apos;un truc pareil. Mais bon, je suis dingue. Au fond, quoi. Pas vraiment d&apos;aspect. Bien &#xe9;lev&#xe9;e, &#xe9;l&#xe8;ve mod&#xe8;le, et sous l&apos;&#xe9;piderme, sodome et gomorrhe en baston avec les anges d&#xe9;chus, la Culpabilit&#xe9;, l&apos;Amour, le sexe, la vengeance, une gamine de 12 ans effray&#xe9;e par les adultes, une vieillarde am&#xe8;re et rabougrie, vo&#xfb;t&#xe9;e, et deux trois paquets de biscuits sabl&#xe9;s au chocolat dans une bulle de BD au dessus de ma t&#xea;te, qui pourrait s&apos;en douter, ce vaste bordel que je trimballe. En tout cas, bonjour &#xe0; tous, I&apos;m back.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 20 Oct 2009 14:02:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/09/30/15268355.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/09/30/15268355.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15268355/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/09/30/15268355.html</guid><description>&lt;p&gt;ok...je vais crever dans mon jus, toute seule comme une grande&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;locked in syndrom&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je vais imploser&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 30 Sep 2009 21:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>sc&#xe8;ne de la vie borderline</title><dc:creator>kinesthesique</dc:creator><link>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/09/17/15105416.html</link><comments>http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/09/17/15105416.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://kinesthesique.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15105416/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://kinesthesique.canalblog.com/archives/2009/09/17/15105416.html</guid><description>&lt;p&gt;Quand&amp;nbsp; vient le moment de rentrer chez moi apr&#xe8;s le boulot, c&apos;est dur : le trajet est une &#xe9;preuve sans nom (je n&apos; exagg&#xe8;re pas). L&apos;intensit&#xe9; de la souffrance d&#xe9;pend de mon niveau d&apos;&#xe9;nergie du jour (qui lui d&#xe9;pend de mon sommeil, de trucs externes mais surtout de fluctuation d&apos;humeur que je ne ma&#xee;trise jamais). La rue, d&apos;abord- le trottoir, le fait de croiser des gens, rien que ce simple fait : savoir comment les croiser sans les heurter, et savoir affronter leur regard, le n&#xe9;gliger ou r&#xe9;fl&#xe9;chir &#xe0; choisir lequel des deux. Ne pas s&apos;effondrer int&#xe9;rieurement &#xe0; chaque regard froid ou neutre (pas besoin qu&apos;il soit ostensiblement malveillant). Ensuite, le m&#xe9;tro. Se tenir. Choisir sa place. Culpabiliser d&apos;&#xea;tre debout, de prendre trop de place, de bloquer une entr&#xe9;e, de fr&#xf4;ler quelqu&apos;un, d&apos;&#xea;tre mal maquill&#xe9;e, d&apos;&#xea;tre mal coiff&#xe9;e, culpabiliser d&apos;&#xea;tre l&#xe0; tout simplement, d&apos;exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, c&apos;est dans ces moments l&#xe0; que grandit une ins&#xe9;curit&#xe9; int&#xe9;rieure &#xe9;norme. Je panique &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur, j&apos;ai chaud, je voudrais fuir, je ferme les yeux, parfois quand c&apos;est intenable. M&apos;asseoir sur un strap est un soulagement quand je le peux. Je n&apos;ai jamais (de ma vie) &#xe9;t&#xe9; m&apos;asseoir sur les si&#xe8;ges du milieu o&#xf9; les gens sont quatre &#xe0; quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est dans ces moments de trajets o&#xf9; tout s&apos;&#xe9;croule &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de moi, que je fais une pause &#xe0; la boulangerie pour &amp;quot;chercher du r&#xe9;confort&amp;quot;; pr&#xe9;cis&#xe9;ment pour &amp;quot;m&apos;accompagner&amp;quot;, pour ne pas &#xea;tre toute seule dans ma panique, pour mettre quelque chose autour, pour la prot&#xe9;ger. C&apos;est toujours &#xe7;a la premi&#xe8;re tablette de chocolat, la premi&#xe8;re bo&#xee;te de biscuits. La derni&#xe8;re fois, c&apos;&#xe9;tait mardi soir. Rentrer du boulot, j&apos;ai tenu. Arriv&#xe9;e chez moi, je devais prendre mon sac de fringues et aller &#xe0; la laverie et ce sans pause (or faire une pause dans mon &amp;quot;antre&amp;quot; m&apos;aide &#xe0; reconstruire mon int&#xe9;rieur avant de ressortir dehors, &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur, dans les &amp;quot;gens&amp;quot;). Je suis sortie, j&apos;ai fait 500 m&#xe8;tres (cette rue est pleine de rebeus et d&apos;actifs trentenaires qui rentrent du boulot), j&apos;ai mis mon linge dans la machine et j&apos;ai fil&#xe9; acheter des barres de c&#xe9;r&#xe9;ales. Etre dehors au milieu des gens, sans &amp;quot;protection&amp;quot; me rendait dingue. Comme si ma peau ne suffisait pas, comme barri&#xe8;re naturelle, comme si tout (enlevez le comme si) pouvait m&apos;atteindre, pr&#xe9;cis&#xe9;ment m&apos;&lt;em&gt;entamer&lt;/em&gt;. J&apos;ai rachet&#xe9; des biscuits, encore, encore. J&apos;ai s&#xe9;ch&#xe9; mon linge, j&apos;ai achet&#xe9; du lait et des c&#xe9;r&#xe9;ales, et encore des biscuits, comme un carburant pour &lt;em&gt;pouvoir rentrer jusque chez moi&lt;/em&gt;. J&apos;ai picor&#xe9; mon carburant en &#xe9;tat de semi panique jusqu&apos;&#xe0; la porte de chez moi. La suite de la crise boulimique, c&apos;est juste l&apos;engrenage, la culpabilisation, l&apos;&#xe9;nervement d&apos;en &#xea;tre l&#xe0;, de se voir d&#xe9;sarm&#xe9;e &amp;quot;pour si peu&amp;quot; (au vu des crit&#xe8;res&amp;nbsp; &amp;quot;normaux&amp;quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, j&apos;aimerais que les gens qui croient que je ne fais pas d&apos;efforts (il y en a moins maintenant que j&apos;essaie d&apos;expliquer &#xe0; mes proches notamment), ou que ce que j&apos;ai &amp;quot;ils l&apos;ont aussi&amp;quot;&apos;c&apos;est ce qu&apos;ont 80 pour cent des gens et que je ne prends pas assez sur moi, j&apos;aimerais que ces gens vivent une demi seconde de ce sentiment de panique dehors. Et puis bon surtout, j&apos;aimerais arr&#xea;ter de m&apos;&#xe9;crouler devant ce qui n&apos;est que le simple d&#xe9;roulement de la vie : des gens qui passent...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 17:27:51 GMT</pubDate></item></channel></rss>