kinesthésique

écriture-son-

vendredi 23 octobre 2009

cousue de fil blanc

Vendredi 23 octobre 2009 : cette histoire est finie. Il a fallu trois ans pour s'en rendre compte. Trois ans de jalousies, de solitude, de vêtements qui sentent la clope et d'auto censure : ce mec n'est pas pour moi. Je l'avais rencontré sur meetic, je l'avais trouvé beau, latin, d'immenses yeux noirs brillant du feu insolent. Je savais à quoi je m'exposais, je le savais même pertinemment : au premier rendez vous, hôtel de ville, il est arrivé, et moi, "je l'aurai". Pas de papillons dans le ventre -d'ailleurs qui a inventé cette métaphore, la copine de nicky larson? J'ai l'impression de jouer à juliette je t'aime mélangé avec Gigi et Ranma un demi, avec le papillon qui traverse l'écran sauf qu'il serait censé être dans mon ventre, enfin bon, toujours est-il que ce papillon- là était bien planqué dans son bocal, épinglé, tendu, prêt à partir à la compet', pas amoureux pour un sou. Mon frère, mon stimulant, mon ami, un jour peut être, mais pas mon homme, définitivement. Le sexe + la tendresse + la complicité + la lucidité, je croyais que ça faisait l'amour, je me trompais, ça faisait le gros bordel. La séduction. L'adrénaline. La prise de tête. Mais pas beaucoup de vraie tendresse, finalement. C'était un peu Spartes contre Athènes, Zeus contre Héra,  X men contre Mathilde Seigner. Well, I'm out, and I'm fine.

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mardi 20 octobre 2009

Hem. Ca me fait toujours bizarre de revenir ici quand ça va bien et de relire les horreurs moribondes que j'ai déversées dans mon gentil petit blog exutoire. Après ces appels à l'aide, j'ai presque l'air bête, et puis pour tout dire, j'ai peu de foi en la capacité des autres (oui oui, je parle de vous, lecteurs) à me faire aller mieux (et  c'est normal, parce que le propre de mon mal est une forme d'autisme émotionnel). Donc, je vais mieux. Le propre de celui qui a des hauts et des bas, (cette manie de réutiliser la même expression à deux phrases d'intervalle) , une espèce d'amnésie des moments de cauchemar qui se rappellent pourtant vite à vous, mais cèdent la place sans transition et sans vergogne à la sécurité intérieure la plus sécurisante. Ouf, et enfin. Je marche dans la rue, et je ne flanche pas à l'intérieur. Je réalise que j'ai le droit d'être là, dans la rue, que j'ai ma place ici. C'est quand même dingue de pouvoir douter d'un truc pareil. Mais bon, je suis dingue. Au fond, quoi. Pas vraiment d'aspect. Bien élevée, élève modèle, et sous l'épiderme, sodome et gomorrhe en baston avec les anges déchus, la Culpabilité, l'Amour, le sexe, la vengeance, une gamine de 12 ans effrayée par les adultes, une vieillarde amère et rabougrie, voûtée, et deux trois paquets de biscuits sablés au chocolat dans une bulle de BD au dessus de ma tête, qui pourrait s'en douter, ce vaste bordel que je trimballe. En tout cas, bonjour à tous, I'm back.

Posté par kinesthesique à 16:02 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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